samedi 20 mars 2010

rituel Pankararu

Cela se passe dans un terreiro, espace consacré à la vie spirituelle, à charge
d'un pajé pour les terreiro indiens (mais il existe d'autres sortes de terreiros, par exemple ceux du candomblé). Pendant le rituel, le pajé et d'autres chanteurs mènent les toante (chants). Les praia dansent, en ronde, par couples, en file... toute danse a une signification.

Invités à assister à une partie d'un rituel qui durait tout le mois de février, nous avons passé deux jours chez les Pankararu de l'état de Pernambouc. (Il y a aussi une communauté Pankararu assez grande à São Paulo). C'est un des peuples du Nordeste qui a pu ou su sauvegarder plusieurs rituels spécifiques.

C'est aussi et en même temps une fête pour la communauté, pour ceux qui y assistent et qui, en fin de journée du dimanche, entrent et dansent le toré.

Il faut imaginer un peu ces praia dansant sans relâche tout au long de la journée, les chants et les musiques qui s'enchaînent les unes après les autres, le tout dans une chaleur écrasante, et sous un soleil de plomb. La première partie du rituel est consacré à l'ouverture du "travail". Et elle est longue, très longue.















Puis vient la danse spécifique au jour x. Ce jour-là, c'était la danse du cansasão, une plante urtiquante, du genre ortie mais gigantesque. Tout d'abord, cela se passe relativement bien, les porteurs de la plante font bien attention à ne pas se piquer, ne pas piquer les autres... Et puis vient le moment, en fin de journée, où la danse s'anime, les danseurs tournent, tournent, accélèrent, tournent sur eux mêmes, le cercle se rétrécit et tout le monde se bat allègrement à coup de cansasão. Ce qui fait bien rire les spectateurs, de plus en plus nombreux au fil de l'après-midi.
























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