l'assainissement écologique pour les communautés défavorisées
l'assainissement écologique, c'est quoi ?
Dans une maison de type courant, l'eau entre par un tuyau ou plusieurs dans la maison, destinée
à divers usages (toilettes, douche, cuisine, nettoyage....) et, une fois salie par les usagers, elle ressort par d'autres tuyaux et finit selon les cas dans une station d'épuration - version sophistiquée - ou dans la terre, voire directement dans la rivière - version rustique. Dans tous les cas, je salis l'eau pour la rejeter où quelqu'un d'autre que moi va s'en occuper - ou pas.
L'assainissement écologiaue, c'est tout d'abord faire en sorte que tout ce qui a trait à l'usage de l'eau dans la maison ne génère pas de pollution à la sortie. C'est aussi faire en sorte d'avoir le moins d'eau sale à traiter avant de la rejeter, propre, dans la nature.
pendant l'atelier d'assainissement écologique
nous avons fabriqué des toilettes sèches et un filtre écologique pour traiter les eaux grises.
Ce sont Peter et Ana de l'organisation Tiba, qui sont venus nous apprendre à fabriquer tout ça. (Tiba, c'est une sacrée expérience et en attendant que j'en dise plus, vous pouvez aller voir leur site : http://tibarose.com)
Les principes c'est : écologique, économique et socialement juste : cesser de polluer, utiliser des matériaux peu chers et en petite quantité, et garantir la même qualité à toutes les couches de la population, et faciliter l'appropriation des savoirs-faire pour fabriquer/construire les éléments.

On a donc construit des toilettes sèches, selon le prototype du BASON mis au point par la Tiba, super pratique, utilisant peu de ciment (plaques de 12mm, pour une boîte d'environ 1*1*1mètres), avec en option la séparation de l'urine pour arroser les plantes ! Toilettes n'utilisant pas d'eau, et ne générant donc pas d'eaux noires, plus difficiles à traiter et plus nocives. Toutes nos petites affaires quotidiennes vont se transformer, dans cette boîte en un terreau de bonne qualité grâce à une décomposition anaérobie.
Le filtre, c'est pour traiter les eaux grises, eaux de la douche, eau de lavage du linge, eau de la cuisine, etc. Bien simple aussi, deux bassins, l'un qui filtre le gros de la saleté (carbon, sable, petites pierres, biomasse, grosse pierres), l'autre qui travaille l'eau par un processus de circulation de l'eau, plantes aquatiques, terre et sable de nouveau. a la sortie, l'eau est propre, légèrement reminéralisée, elle a pris un bain de soleil et est revivifiée grâce à des petits méandres qui la forcent à circuler.
Tout le monde a été très intéressé par le système, et par toutes les autres possibilités que Peter van Lengen a suggéré, ou dont il a parlé, y compris les systèmes qui permettent de remettre l'eau dans le circuit, et les filtres pour rendre l'eau potable. Ce qui est le plus marquant pour tout le monde, c'est la simplicité de réalisation et l'accessibilité des matériaux utilisés.
Et les toilettes sèches, bien que n'étant pas encore en service, ont un succès fou, ou du moins suscitent beaucoup d'intérêt et de questions de la part des visiteurs - et parfois de sourires en coin.... On espère bien contaminer la ville d'à côté avec ces idées...
Aujourd'hui, nous sommes en train de construire l'espace toilettes
-douches-linge, qui sera en taipa traditionnelle (technique uilisant terre et sable), agrémenté d'une toiture végétale.
Si tout se passe bien, ces techniques devraient se propager dans la communauté Tupinambá dont nous sommes plus proches., et ça, c'est chouette !


des billets
2 commentaires:
ça fait plaisir de lire des choses comme ça ! de voir que la réflexion simple et adaptée fait son chemin, tout en concrétisant des solutions robustes et peu coûteuses.
On t'attend pour creuser le jardin !
24 novembre 2009 à 05:35
ouais, faudrait pas oublier les communautés défavorisées de la Creuse... mais chaque chose en son temps... en attendant, profite!...
7 décembre 2009 à 16:03
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